Collision meurtrière entre deux trains

1er Décembre 1993

Quatre cents mètres au sud de la gare de Saint Leu d'Esserent, un terrible spectacle émerge du brouillard.L'autorail rouge et jaune Persan Beaumont- Creil est immobilisé, éventré a hauteur des vitres sur la totalité du coté droit de la première voiture. Plus un seul siège de ce coté. Dans l'amas de ferrailles, les sauveteurs découvriront trois morts. Un passager décèdera à l'hopital.

Par malheur l'autorail a déraillé à l'intérieur des vois. Quatre cents mètres plus au sud, un autre train: une ram inox composé de neuf voitures dont l'avant est écrasée et recourbée en crochet: c'est le Creil-Persan qui n'a pu éviter le premier convoi. La rame était vide de voyageurs mais l'autorail transportait une centaine de passagers. "C'est le trains des lycéens qui vont suivrent des cours à Creil", explique une riveraine.

 

    Un conducteur et trois lycéens sont morts et quatre personnes ont été grièvement blessées dans l'accident de Saint Leu d'Esserent, dans l'Oise. C'est très certainement un acte de malveillance qui a provoqué la collision entre les deux trains.

     

     

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    UN BLOC DE METAL SUR LA VOIE

    Cette pièce metallique de 33 Kg est un platine de dilatation qui sert à l'entretien des voies. Elle se trouvait sur la route de l'autorail de creil. Les responsables de la SNCF évoquent la "malveillance" et affirment que le bloc de métal ne pouvait se trouver là par hasard, d'autant qu'un train était passé sans encombre au même endroit une demi-heure plus tôt.

    "L'autorail qui roulait en direction de creil, à un peu plus de 70km/h, a buté contre une grosse pièce metallique et l'a fait voler en l'air. La motrice a alors deraillé, empiétant sur la voie d'en face. Le train de banlieue qui allait en direction de Paris et qui est arrivé quasiment au même instant, roulant à environ 100 km/h, l'a alors percuté à l'avant droit et est allé s'immobiliser un peu plus loin."

    "Il semble que la cause de cet accident soit la présence de cette pièce metallique sur la voie. C'est l'explication, en l'état actuel de nos techniciens"

    Jacques Fournier Président de la SNCF

    Source: Le Parisien

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